Berlin Alexanderplatz 1980 VOSTFR 1080p Blu-ray FLAC x264 VOSTFR CRITERION#411 - Manji

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Berlin Alexanderplatz

CRITERION#411


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StreeTPreZ - Information film

Origine : Germany, Italy
Réalisateur : Rainer Werner Fassbinder
Acteurs : Günter Lamprecht, Claus Holm, Hanna Schygulla, Franz Buchrieser, Brigitte Mira, Karlheinz Braun, Roger Fritz, Gottfried John, Barbara Sukowa, Günther Kaufmann, Ivan Desny, Volker Spengler, Vitus Zeplichal, Barbara Valentin, Herbert Steinmetz, Lilo Pempeit, Fritz Schediwy, Elisabeth Trissenaar, Annemarie Düringer, Peter Kuiper, Jan George, Karin Baal, Axel Bauer, Klaus Höhne, Harry Baer, Rolf Zacher, Werner Asam, Marquard Bohm, Yaak Karsunke, Jürgen Draeger, Herb Andress, Hark Bohm, Margit Carstensen, Kristine De Loup, Elke Haltaufderheide, Irm Hermann, Traute Hoess, Adrian Hoven, Elma Karlowa, Udo Kier, Y Sa Lo, Karl Scheydt, Helen Vita, Gerhard Zwerenz, Mechthild Großmann, Peter Bretz, Wolfgang Bathke, Helmut Breetz, Almut Eggert, Matthias Fuchs, Dirk Galuba, Helmut Griem, Jan Groth, Siegfried Hechler, Horst Laube, Hermann Lause, Georg Lehn, Wolfried Lier, Sonja Neudorfer, Helmut Petigk, Dieter Prochnow, Hans-Michael Rehberg, Katrin Schaake, Wolfgang Schenck, Roland Schäfer, Karl-Heinz von Hassel, Engelbert von Nordhausen, Kurt Weinzierl, Rainer Will, Rainer Werner Fassbinder
Genre : Drame
Date de sortie : 28 Août 1980
Titre original : Berlin Alexanderplatz

StreeTPreZ - Synopsis film



Cette série en 14 épisodes décrit la vie des bas-fonds à Berlin aux jours sombres de la République de Weimar en suivant le destin de Franz Biberkopf, ouvrier, souteneur, meurtrier, vendeur de journaux ou de lacets pour chaussures.

Épisode 1 : Le châtiment va commencer
1928 sous la République de Weimar : Franz Biberkopf est libéré après quatre ans de détention à la prison de Tegel. Il avait tué sa petite amie Ida dans un accès de rage. Maintenant qu’il a purgé sa peine, il entend mener une vie honnête. La route vers le droit chemin est cependant parsemée d’embûches. Franz compte toutefois sur l’aide de Lina...

Épisode 2 : Comment vivre quand on ne veut pas mourir
Le marché de l’emploi n’est pas au beau fixe. Franz en est réduit à vendre un journal nationaliste, le Völkischer Beobachter, aux antipodes de ses convictions politiques et de celles de ses amis. Rongé par ce cas de conscience, il traverse une série de crises existentielles.

Épisode 3 : Un coup sur la tête peut blesser l'âme
Grâce à un "oncle" de Lina, Franz trouve un petit boulot et vend des lacets de chaussures en porte-à-porte. Mais l’ami de la famille se sert de lui pour faire chanter une veuve.

Épisode 4 : Une poignée d'humains tout au fond du silence
Franz a du mal à se remettre d’avoir été dupé par "l’oncle" de Lina. Dans la solitude de la chambre qu’il sous-loue, il s’alcoolise en contemplant la méchanceté et l’injustice de ce bas monde.

Épisode 5 : Une faucheuse avec le pouvoir du bon dieu
Après un épisode de profonde dépression, Franz Biberkopf décide qu’il est temps d’en découdre avec le monde et s’aventure hors de chez lui. Au café où il a ses habitudes, il tombe sur la bande de Pums aux trafics louches. Il fait la connaissance de Reinhold, l’escroc qui bégaie. Celui-ci ne peut résister aux femmes. Franz prend alors les choses… et les femmes en main.

Épisode 6 : Un amour, ça coûte toujours beaucoup
Franz met un terme à son activité de proxénète avec Reinhold. Malgré toutes ses bonnes résolutions, la série noire se poursuit. Les deux hommes se retrouvent malencontreusement impliqués dans un casse commis par la bande de Pums. C’est là qu’un accident a lieu.

Épisode 7 : Remarque : Un serment, ça s'ampute aussi
Franz a perdu son bras droit dans le casse perpétré par la bande de Pums. Son ex-petite amie Eva et Herbert s’occupent de lui. Grâce à leur sollicitude, il reprend pied. Bien décidé à tirer un trait sur cet épisode, il retourne à l’engagement politique. Cependant, dès qu’il fait la connaissance de Willy, ses bonnes résolutions s’envolent.

Épisode 8 : Le soleil chauffe la peau, la brûle parfois
Franz finit par s’affranchir de la rigueur morale qui l’étouffe. Secondé par Willy, il voit ses affaires prospérer. Et puis il rencontre Mieze par l’intermédiaire d’Eva et tombe amoureux d’elle. Il endosse à nouveau le rôle de protecteur, jusqu’à ce qu’une lettre d’amour, adressée par un autre homme à Mieze, ne vienne ébranler sa confiance retrouvée.

Épisode 9 : De l'infinie distance entre les masses et quelques-uns
Franz a du mal à se faire à l’idée que Mieze fasse le trottoir pour lui. Les deux tourtereaux se consolent mutuellement en se déclarant leur amour, ce qui aide Franz à se confronter à Reinhold ainsi qu’à la police.

Épisode 10 : La solitude fait naître la folie, même dans les murs
Mieze est très amoureuse de Franz. Ils voudraient des enfants, mais elle ne peut pas en avoir. Elle demande à Eva d’avoir un enfant avec Franz. Mais celui-ci trouve que sa petite amie est devenue trop indépendante. Les discussions animées sur la nature de leur relation se multiplient.

Épisode 11 : Savoir, c'est pouvoir, et l'avenir aux lève-tôt
A court d’argent, Franz réintègre la bande de Pums. Les poches pleines et la tête haute, il décide de reprendre la confrontation avec Reinhold. Mais Mieze lui avoue qu’elle est tombée amoureuse d’un autre homme, ce qui le met en rage.

Épisode 12 : Le serpent dans l'âme du serpent
Mieze a pardonné à Franz. Elle reste avec lui, même s’il a failli la tuer par jalousie. Ils savourent la vie à deux. Mais Reinhold ne laisse pas tomber : il forge un plan pour conquérir Mieze. C’est là que la jeune femme se rend dans une forêt où il n’y a pas âme qui vive...

Épisode 13 : L'extérieur et l'intérieur et le secret de la peur du secret
Franz est à la recherche de sa bien-aimée. Mieze, la seule personne qui donne un sens à sa vie, a disparu. L’aurait-elle quitté ? Lorsqu’il apprend par Meck qu’elle n’est plus de ce monde, il craque et sombre dans la folie.

Épisode 14 : Épilogue. Le rêve du rêve de Franz Biberkopf
Franz est interné dans un asile d’aliénés. Les hauts et les bas de sa vie hantent ses rêves. A travers ces séquences oniriques, Fassbinder signe autant de variations autour du personnage du roman d’Alfred Döblin. Une fois sorti de l’établissement psychiatrique, Franz est jugé et acquitté. Désormais, il gagne sa vie comme gardien d’usine.

Franz Biberkopf est un nom qui vous rentre dans la peau à la façon implacable d'un ver parasite, qui ne vous laisse pas le choix de l'aimer ou de le haïr, qui s'insinue, indifférent des sentiments qu'on lui porte, et qui finit par vous hanter tout entier. A l'origine, c'est le nom d'un personnage de roman, mais le personnage est si fort, ou la nature de cette puissance est si particulière, qu'il a aussi pris la consistance d'un nom emblématique, mythologique, valant pour quelque chose qui dépasse de très loin les qualités et les non-qualités du héros de fiction sous les apparences duquel il est né.

C'est Alfred Döblin qui lui donne la vie en 1929, en même temps qu'une adresse devenue elle aussi universelle : Berlin Alexanderplatz, autrement dit au coeur de Berlin, au coeur de l'Allemagne, au coeur de Weimar. Vu d'ici, vu d'après, 1929 est une date terrible pour la publication d'un tel roman. C'est à cause de cette date que ce livre forme depuis lors une sorte de balise de détresse grandiose d'avant la chute, qu'il prophétise infailliblement. La grande crise économique, la montée du nazisme, la Seconde Guerre mondiale : voilà le seuil auquel Döblin suspend sa plume, le gouffre au bord duquel le cours de son roman s'arrête... avant que n'y plongent ses lecteurs de l'époque.

Rage carnivore. L'oeuvre étant ce qu'elle est, il était fatal que Rainer Werner Fassbinder vienne y cogner un jour sa propre énorme carcasse. Parfait expert d'un livre qu'il avait lu en transe à 14 ans et qu'il connaissait presque par coeur, l'homme sur les épaules duquel reposait, selon le mot de Godard, tout le cinéma allemand de l'après-guerre, ne pouvait pas esquiver ce monument, dernier grand classique littéraire allemand d'avant la catastrophe. Tout, dans la matière de Berlin Alexanderplatz, semble avoir été conçu pour aimanter le puissant rayon fassbinderien. Non seulement l'extraordinaire réduction de la société allemande qui y scintille et dans laquelle le cinéaste de Veronika Voss ou de Maria Braun ne pouvait que reconnaître son propre langage. Non seulement la qualité épique des personnages, leur définition humaine toujours ambiguë, mélangée, cette vérité qui les rend capables du pire juste après le meilleur, ainsi que Fassbinder a toujours aimé les écrire et les filmer. Non seulement la valeur à la fois prosaïque et universelle des petites et grandes leçons charriées par le fleuve prolifique de cette histoire... Mais aussi, peut-être surtout, l'occasion évidente, immanquable, de faire feu de tout ce bois dans une expérience de cinéma dont les immenses mesures allaient enfin correspondre aux siennes.

C'est cette expérience qui est désormais disponible pour les proportions de nos salons, grâce à l'édition d'un coffret DVD : l'oeuvre remasterisée peut enfin réapparaître sans bavure sur les écrans télés pour lesquels elle avait été conçue (1) et à un rythme dont nous pouvons fixer nous-mêmes les conditions.

Imagine-t-on notre ancienne ORTF confier en pleines seventies la Recherche du temps perdu à Godard ou le Voyage au bout de la nuit à Truffaut, pour ne citer que les deux romans français les plus emblématiques de l'entre-deux guerre ? On ne sait exactement à la faveur de quel coup de pot historique les responsables de la WDR de l'époque (1979) ont eu l'audace inouïe de faire à Fassbinder la commande d'une adaptation de Berlin Alexanderplatz en feuilleton télévisé populaire, mais on imagine très bien comment il a pu y foncer tête baissée. Malgré les quelques effets visibles d'une production télévisuelle moyennement coûteuse, on sent dès les premières séquences la virulence du vent fassbinderien s'engouffrant dans l'espace d'Alfred Döblin, le dévorant tout aussitôt, sans la moindre marque d'intimidation ou de retenue, mais avec au contraire une rage carnivore débondée. «C'est à moi !», hurle le cinéaste devant cette matière immense. A lui, ce bouquet touffu de personnages liés par d'invisibles cordelettes, ces situations où la grande histoire dessine ses métaphores, ces autres où les petites histoires sont le pouls vif et régulier de la ville fourmillante. A lui, ces collages sociaux extrêmement neufs pour l'époque, où Döblin expérimentait quelques-unes des nouvelles lumières apportées par le Futurisme dont il s'imbibait et que Fassbinder adopte comme s'il les avait inventées. A lui, les canaris en cage, les gramophones cireux, les boutiques obscures, les jours alcooliques, les miroirs biseautés, les salons opulents, les tramways qui grincent...

Génie de l'instantané. Rien n'échappe au tonique génie débraillé de Fassbinder, ni le détail, ni le cosmique. Colosse désorienté, humilié, amputé, Valjean hagard, trop bon, trop con parfois, son Franz Biberkopf tant aimé des femmes et tant trahi par les hommes, cet homme qui parle à sa bière et qui rayonne en son taudis semble être l'objet d'un amour fou aux yeux de son metteur en scène, qui se coltine avec une incroyable abnégation l'équivalence des parties jouées par le bien et par le mal dans le pauvre sort de son personnage.

L'affaire aura été pliée en dix mois de tournage (achevé avec quatre semaines d'avances sur le planning !), 100 comédiens et 3 000 figurants. Le résultat dure plus de quinze heures, en treize épisodes (une introduction de 81 minutes, ayant fonction de «pilote», suivie de douze volets d'environ une heure chacun) auxquels Fassbinder a ajouté un épilogue de son cru (presque deux heures). Partout, il a injecté cette énergie très singulière qui était la sienne, ce mixte de cinéma prolifique et à l'arrache, ce génie de l'instantané où tout est réduit à l'essentiel et qui alterne avec les bouffées purement lyriques d'un cinéma émotif. Un décor brechtien ici, luxuriant là. Une ambiance tout entière restituée avec une simple lampe et un mur peint, puis une pleine rue et sa foule soigneusement reconstituées le plan d'après.

Apogée cannibale. C'est filmé à pleine vitesse, à l'énergie, mais aussi au presque ralenti parfois, dans ces étranges séquences quasi cotonneuses, décomposées en un théâtre géométrique et lent, espaces privilégiés où se nouent généralement les drames amoureux, la trahison des plus chers amis et ces moments de lucidité livide qui viennent régulièrement étreindre l'ogre humain Biberkopf.

Les registres grincent parfois : leur superposition fait saillir les réussites et, par conséquent, dessine en creux les ratages. Ça n'a aucune espèce d'importance : la dimension feuilletonesque, notre besoin d'avancer, d'en savoir plus, restent intacts. De sa sortie de prison inaugurale à sa déraison finale, jamais Biberkopf (immense Günter Lamprecht, lire ci-contre) ne nous lâche et jamais Fassbinder ne lâche Biberkopf, dans lequel il confessait d'ailleurs s'être toujours reconnu.

Ce processus d'appropriation par engloutissement culmine dans un apogée cannibale, avec l'épilogue spectaculaire que Fassbinder greffe carrément sur l'édifice du vénérable Döblin. On dirait une couronne glam-trash fixée à l'agrafeuse sur le sommet de l'oeuvre : le cinéaste y revisite à toute blinde l'aventure qui s'achève en la délirant plus fort que jamais et en la maculant de son propre stupre artiste : orgies, cauchemars et sang sur fond de chansons de Leonard Cohen... tandis qu'une grande scène d'amours taulardes paraît citer Genêt (quelques semaines plus tard, Fassbinder s'attaquera à Querelle, dernier film avant sa mort subite). Explicitement, cet épilogue est un enfer. Mais au bilan du cinéma, cette série télé est un vrai paradis.

Olivier Seguret  https://next.liberation.fr/cinema/2007/10/03/fassbinder-est-dans-la-platz_102955?

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Qualité : Bluray 1080p
Format : MKV
Langue : de_DE.png Allemand
Sous-titre : fr_FR.png True French, en_US.png Anglais
Codec vidéo : AVC/H264 8700kbps en moyenne (8200-9200)
Codec audio : FLAC

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Tailles des fichiers : 1 x 60000 Mo
Nom de la release : Berlin Alexanderplatz 1980 VOSTFR 1080p Blu-ray FLAC x264 VOSTFR CRITERION#411 - Manji
Taille totale : 60000 Mo

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Commentaires

Derniers commentaires

  • utilisateur

     NoodlesMap

    167.46To - 106.29To

    Ajouté par NoodlesMap il y a 3 jours

    WHAAAAAAA GENIAL !!!!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
  • utilisateur

     Convicted

    3.19To - 1.75To

    Ajouté par Convicted il y a 3 jours

    Ahhh la classe! Merci pour le partage!!